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Mardi 15 juin 2 15 /06 /Juin 21:14

Vendredi dernier je suis allée à la réunion de lancement d'une association féministe. C'était bien. Je me suis toujours sentie féministe donc je n'y allait pas pour découvrir ce que c'était mais pour m'impliquer dans une cause à laquelle je crois. Etre féministe c'est vouloir un monde moins inégalitaire pour tout le monde. Je crois qu'au fond j'aurais fait une excellente Miss parce que moi aussi je suis pour un monde en paix.

Bref, on parlait, on parlait et plus on parlait plus je me demandais si j'allais resté où pas. Enfin longtemps ou pas surtout et ce pour plusieurs raisons.

D'abord, je trouve le mouvement trop politique et trop lié au P.S. Pourtant le P.S est un parti que je soutiens et dont je me sens proche quand ses membres principaux ne passent pas leur temps à se battre entre eux et quand Benoît Hamon ne parle pas trop vite. Oui bon, c'est vrai, ces derniers temps je ne me suis pas sentie très proche d'eux mais je ne me suis pas sentie plus proche d'un autre parti pour autant... Cela dit, je suis la première surprise à ne pas vouloir être récupérée par eux.

Je crois qu'en fait pour moi le féminisme ce n'est plus un combat de droite ou de gauche. Quand j'ai participé aux Etats généraux de la Femme organisés par ELLE, j'ai rencontré des femmes de droites ( anciennes militantes RPR entre autres) qui étaient féministes. Elles en avaient juste marre d'être traitée trop souvent différemment au travail en tant que femmes. Je ne suis pas plus féministe qu'elles. Je ne crois pas qu'il y ait de gradation dans le fait d'être féministe d'ailleurs... Enfin j'ai beaucoup apprécié pouvoir rencontrer des personnes très différentes de moi et m'apercevoir que  nous avions des choses en commun. Dans mon assoc, je ne suis pas sûre de pouvoir revivre ça.

Pensez-vous, il y a même une blogueuse mode et beauté dans l'organisation...

( Et ça c'est mon abile moyen à moi pour faire une transition)

A un moment dans la conversation, une dame au demeurant fort gentille a commencé à parler des chaussures à talons et de la mode qui oppriment les femmes et bla et bla et blablabla. Je ne suis pas sûre d'avoir envie d'entendre ce genre de déclarations tous les mois. Heureusement, il y avait d'autres femmes qui semblaient partager mon ennui.

La responsable parisienne qui était là pour lancer le mouvement a commencé à faire son petit discours de sociologue à base de déconstruction. Un discours que je connais et un point de vue que je partage. Oui les rapports sociaux, les attitudes sont la sommes de milliers de constructions qui sont aussi vieilles que l'humanité. Pour avancer, ces dernières décénies, de nombreuses choses ont disparu : heureusement! Mais pour autant, je ne suis pas sûre d'avoir envie de tout déconstruire. Avec le temps ( et sans doutes avec les blogs) je suis devenue plus féminine. La société de consommation a bien fait son rôle avec moi : j'ai envie de chaussures à talon alors que je ne sais pas marcher avec et j'ai acheté des tas de produits de maquillage. J'ai horreur de mes poils et je vis très mal le fait d'avoir un dérèglement hormonal qui fait que ces derniers poussent de plus en plus vite et surtout dans des endroits du corps dont je me passerais bien.

Je suis victime d'un tas de codes et je le sais bien. Mais je ne crois pas qu'en deconstruisant tout ce qu'il est possible de déconstruire on ira très loin. Je ne dois plus être assez révolutionnaire. En fait, je crois que je vieillis.

Le Mademoiselle par exemple. Gros sujet ça le Mademoiselle. J'ai de la chance, je suis jeune avec une peau à problèmes donc j'y ai le droit. Je n'ai pas spécialement envie de lutter sang et eau pour sa disparition. On m'appelera Madame un jour et ça ne me dérange pas tellement non plus. A un moment, une des femmes qui étaient là a dit " Ouai mais quand on t'appelle Madame, bonjour le coup de vieux".

Oui et alors. On vieillit tous, c'est naturel. Je ne vois pas pourquoi moi qui ait envie de porter des robes et des chaussures à talon ( parce que c'est à la mode) je suis plus victime du monde capitaliste qu'une femme de plus de 35 ans qui ne veut pas vieillir ( parce que vieillir ce n'est pas à la mode).

Je dis ça, mais je vais quand même écrire pour la revue de l'association et dès le lendemain, j'ai tracté à la Gay Pride. Alors que jusqu'à là, la Gay Pride je la regardais vite fait depuis la rue. Mais je m'étais quand même habillée en petite bourgeoise robe à mi mollets et à pois ( ces derniers temps voyez vous j'ai furieusement envie de m'habiller en Julia Roberts quand elle va aux courses dans pretty woman, il FAUT que je trouve de quoi je suis victime) juste pour montrer que la façon dont on s'habille n'a pas forcément grand chose à voir avec ce qu'on est vraiment ( sauf peut-être pour les Punks à chiens qui ne sont pas des gens comme nous!)

Bientôt donc, la suite de mes aventures. Simone Veil, fait moi une place, j'arrive...

 

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Samedi 12 juin 6 12 /06 /Juin 19:18

Elle était tout pour moi. J'avais 12 puis 13 ans. C'est la fille à qui j'ai dit un peu hébétée en sortant des toilettes : "Je crois que je viens d'avoir mes règles". C'était la fille avec qui je déjeunais tous les jours à la cantine. C'était la fille à qui j'écrivais des cahiers quand j'étais les vacances. C'était celle qui rendait mes journées au collège plus supportables et avec qui j'avais des dizaines de points en commun.

C'était ma meilleure amie.

Un jour pourtant, elle est devenue la fille qui m'a brisé le coeur. Pour des bêtises. Je n'étais pas assez populaire. Sans moi elle avait tout à gagner. Sans doutes a t'elle gagné à cette époque. Mais très vite elle s'est aperçue qu'elle avait en fait perdu. C'est la fille qui m'a fait tellement pleuré qu'elle m'a rendu forte. Peut-être un peu trop. Je me suis jurée de ne plus m'attacher. Ca a peut-être marché... Je suis trop perdue aujourd'hui dans les dédales de mon passé pour pouvoir parfaitement tirer une ligne entre ce qui vient de moi et ce qui vient des autres.

C'est la fille qui un jour m'a dit " j'ai été un peu bête, on était amie, peut-être que tout pourrait redevenir comme avant". C'est la fille a qui je n'ai pas cédé et à qui j'ai déclaré froidement que " Oui peut être, mais qu'en fait non". Nos chemins se sont séparés pour de bon pendant ce printemps de 1999. Elle n'a plus appelé chez moi et j'ai continué la route avec d'autres copines. Des filles qui ne m'ont pas fait de mal.

Je l'ai revue parfois devant mon lycée, elle venait chercher ma remplaçante, celle qui avait accepté de faire les 400 coups. Nous nous toisions, mais jamais je ne lui ai parlé. Je restais forte. Un soir que je sortais d'un cours de français, je l'ai vu. Ca faisait des lustres qu'elle n'était pas venue attendre l'autre à la porte. Venait-elle d'ailleurs pour elle ? Je suis passée devant elle comme ça, sans m'arrêter. Et j'ai voulu faire demi tours, aller la voir et lui dire " tu m'as fait du mal, tu as failli gâcher ma vie mais tu vois je suis là, je suis forte. Je suis mieux sans toi"

Je ne l'ai pas fait. Ca ne servait à rien, elle l'avait vu de ses yeux vus que j'avais le sourire aux lèvres. Les premiers jours de beau temps à Lyon me font toujours cet effet là.

Il y a un peu plus de 5 ans, Facebook n'existait pas. Il n'y avait que copain d'avant. Pour moi elle a dépensé 25 euros et s'est inscrite. D'abord un mail " c'est bien toi ?" et ma réponse. Puis Msn. Puis des excuses, en bonnes et dues formes. " Tu es la personne la plus intéressante que j'ai rencontré. Nous avions tant en commun. Je m'en suis tellement voulue. J'ai pensé que jamais tu ne me pardonnerais. Les autres étaient tellement stupides... J'étais tellement stupide...

Alors je me suis rendue compte du chemin que j'avais fait, et que je ne pensais plus à elle. Tout le mal qu'elle m'avait fait avait disparu depuis longtemps. Ce n'était plus que du mal que je me faisais. Je n'ai pourtant pas encore pris le temps d'oublier parfaitement toutes les résolutions que j'ai faites mienne depuis l'âge un peu trop jeune de 13 ans. Mais ce sont des peurs que je dois faire disparaître seule et je suis longue en besogne.
Je me suis aussi sentie fière et étonnamment sereine. C'était un sentiment étrange en fait. Un " j'avais raison" qui arrivait des années après.

Je me souviens que je n'ai pas osé en parler à BFF. Parce que je ne sais pas parler de ces trucs là et que je ne voulais pas qu'elle soit jalouse, ou je ne sais quoi. Je suis un peu idiote parfois...

Cet après-midi, alors que je féminisais à la gay-pride, soudain, elle est apparue devant moi. Je savais par facebook qu'elle était à Lyon et j'avais songé à lui demander si elle voulait venir défiler derrière des charts en ballons avec moi. puisque nous projetions de nous revoir. Je sentais qu'elle serait là, mais j'étais trop occupée à tracter pour la chercher. Nous nous sommes serrées dans les bras, nous nous sommes embrassées. Elle a dit que j'avais toujours le même rire et nous avons parlé des fausses émissions de radios que nous animions depuis ma chambre.

Et puis elle s'est sentie mal parce qu'elle avait trop bu et j'ai appelé le SAMU. J'ai fini mon après-midi aux urgences, à tenir les cheveux d'une fille que je n'avais pas vu depuis 10 ans - et avec qui je n'ai plus de points communs à part quelques souvenirs évanescent et une maîtrise assez honorable des paroles des chansons de Boby Lapointe - pour qu'elle puisse vomir dans un haricot en carton maché.

Je lui parlais d'un ton un peu froid et distant. La chaleur, les anti dépresseurs, les repas qu'on saute et le rhum qu'on boit pur dans la rue pour faire la fête, ce n'est pas vraiment mon monde. J'ai trop de mauvais souvenirs de gens que j'aime et qui un jour ont été comme ça. Elle est trop paumée pour moi. Et moi qui me dit paumée, je crois que je ne le suis pas tout à fait...

C'est étrange de parler de ça aujourd'hui, j'ai voulu le faire tellement de fois... Elle a sans le savoir tellement influé sur ma vie que je me demande si je ne vais pas me réveiller d'un instant à l'autre dans le lit à côté duquel je vous parle en me disant que tout ça n'était qu'un rêve...

 

 

« La vie, voyez vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croît. »

 

 

 

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Vendredi 11 juin 5 11 /06 /Juin 08:39

Pardon ceci est un titre d'article de modeuse.( Cet article manquera cependant cruellement de gilets Loose gris, de pantalons carottes et de sarouels H&M against aids)

 

Hier soir avait lieu au Cintra ( c'est un bar un peu vieux pour hommes d'affaires libidineux de Lyon mais il parait que ça change)(donc ça devient un trucs pour jeunes branchés beaux et bien habillés)(Pas comme le Baroc qui est le repère officiel des Cagoles que le vent a poussé à Lyon) le premier défilé de Marion, la créatrice de Handymade ( d'où le titre de modasse)

On va la refaire sans les parenthèses pour que les gens comprennent : Hier soir avait lieu au Cintra le premier défilé de Marion, la créatrice de Handymade. Et j'ai défilé avec ma comparse langue de pute Stéphanie.

Bon à la base j'ai sournoisement été recrutée sur twitter. Et je ne réfléchis pas beaucoup sur twitter. Je serais capable d'accepter de donner mon numéro de compte à une veuve de haut dignitaire camerounais ou même d'agrandir mon pénis, c'est dire...

Alors on a défilé, c'était sympa. Ca a commencé dans l'anarchie la plus joyeuse comme tout premier défilé. Si si quand Jean-Paul Gaulthier ou Jérome Dreyfuss racontent leurs premiers défilés, ils disent toujours que c'était fait avec 3 bouts de ficelles et du scotch. ( Les modasses fan de Billy en 2010 savent-elle que Jérome faisait des corsets en scotch ?)

Donc après le show, Stéphanie m'a prise en photo. C'était une belle rencontre née de la créativité de deux jolies lyonnaises fraichement ruinées par la fermeture de leur boutique multi-marque préférée. ( j'essaye d'écrire des trucs profonds comme dans les communiqués de presse et je vous assure que parler de rencontre c'est faire passer un message fort au récepteur)
IMGP1170.JPGLa j'essaye tant bien que mal d'avoir la bouche à demi ouverte mais c'est compliqué car mes dents ont une taille normale.

Bref chez Handy Made, point de scotch mais de la ficelle pour accrocher les balons et des poses de blogueuse mode inspirées qui ont déjà conquis le coeur de Lilly. #hiiiiiiihiiiii

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Là je viens de casser le talon d'une de mes paires de chaussures Les blogueuses pour André et je suis trop desespérée.

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Et là j'ai l'air d'être une héroïne Lynchéenne perdue dans la ville, alors qu'en fait j'ai qu'un square à traverser pour arriver chez moi.

Je porte une robe Handy Made gris souris avec un joli noeud devant mais on ne le voit pas beaucoup et dessus une jupette ( l'équivalent de robette mais en jupe) en petit vichy noir & blanc.

Les autres filles avaient des choses plus colorées comme vous pouvez le voir ici

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Bon en fait, même si je ne pense pas vraiment faire du Cintra mon nouveau Central Perk, c'était tout de même une soirée sympa. Mais les mannequins qui défilaient n'ont pas eu de rail de coke en backstage, mais du saucisson, du fromage et des feuilles de vigne. ( Enfin les feuilles de vigne c'était surtout pour moi parce que les autres n'aimaient pas tellement)( Alors que c'est un peu la vie, non, les feuilles de vigne ?)IMGP1143.JPG

Kate Moss does not approve.

Sur ce je vais essayer d'avoir une vie aujourd'hui en fait parce que ce n'est pas en restant le cul posé sur ma chaise que je vais éliminer les feuilles de vigne. ( Mais ça fait presque un mois que je n'ai pas mangé de palet poire chocolat et je suis donc fière)

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Mercredi 9 juin 3 09 /06 /Juin 16:41

(mais je n'oublie pas Vincent Pianina)

C'est bien beau de raconter des bêtises sur Twitter tout en essayant d'envoyer une lettre de motivation à une entreprise de jeux vidéos ( pour la com et pour le site internet) ( Et je n'ai jamais dépassé le 3eme niveau de Mario sur ma vieille et grosse game boy beige, mais là n'est pas la question)( Ils ont les Sims en rayon et ça je sais y jouer)(je sais surtout tuer les gens dans la piscine ou les rendre fou dans un labyrinthe)( Oh ça va tout le monde fait ça après avoir essayé le lit vibrant)

 

Mais après je ne raconte plus de conneries ici. Quoi que vouloir épouser Neil Hammon n'est pas une connerie. Surtout quand on écoute son dernier album : Bang goes the Knightood! Qui réussi l'exploit d'être encore meilleur que les précédents albums de Divine Comedy. Donc meilleur que la crême de la crême de la musique britanique. J'ai envie d'être une petite journaliste musicale et d'écrire un très bon papier sur lui et d'en parler avec Philippe Manoeuvre à la machine à café.

Epouser Neil Hammon, c'est donc un acte réfléchi, pensé. Un vrai choix. Et pas du tout une idée qui m'est venue comme ça en mangeant une galette de riz soufflé devant un épisode de Friends ( celui où Phoebe apprends à Joey à parler Français)

Et comme je ne suis qu'amour et coca zero, voilà un enregistrement de Have you ever been in love tourné dans un HMV. Tremblez, j'écoute des chansons d'amour, bientôt je ferais des bisous et je ressortirais mes poster d'Ann Geddes. Ou alors je deviendrais une fan de Stephenie Meyer et alors là, il faudra très vite venir me chercher si vous tenez ne serait-ce qu'un petit peu à moi. ( Enfin Elise, toi je sais que tu viendras pas, t'es trop occupée avec ta saloperie de Mac Book)

 

 

Je crois qu'en fait, outre la musique et Neeeeeeeil, je suis ultra fan des paroles parce que moi aussi J'ai toujours rêvé de danser au milieu d'un centre commercial. Surtout Le Bull Ring à Birmingham parce que je suis taureau moi aussi et que c'est le centre commercial le plus cool du monde ( selon moi) (enfin mieux que la Part-Dieu et les Halles)
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Lundi 7 juin 1 07 /06 /Juin 21:25

Il y a des jours où je me demande si le destin ne se moquerait pas un peu de moi. En ce moment par exemple, j'ai l'impression que tout me rit au nez.

Côté recherche d'emploi, je n'ai rien foutu depuis que j'ai su que j'étais engagée. A part quelques VIA comme ça, et encore je n'ai du répondre qu'à un tiers des offres. Je m'en veux. J'avais juste la tête ailleurs. C'est pénible. Parfois j'aimerais juste moi aussi être une de ces filles parfaites avec des cheveux bien coiffés et toujours tirée à 4 épingles. Je ferais tout en temps et en heure et je mettrais de côté une partie de mon salaire au lieu de claquer ma première paie dans un sac hors de prix et de procrastiner sur internet ( mais savoir qu'une rédactrice en chef de journal féminin trouve les blogueuses décevantes ça n'a pas de prix)

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Je me demande ce qu'il faudrait pour que la magie prenne et que je sois moi aussi une de ces filles aux ongles parfaitement limés qui partage un appartement avec son "chéri" et qui explique en long et en large à sa copine Hélène que faire marcher un couple demande beaucoup d'efforts et apprend à faire des compromis.

Ce serait vachement fun, surtout pour moi qui évite soigneusement ce genre de conversations depuis plus de 25 ans. La vie intime des autres m'ennuie un petit peu je crois. Je m'amuse à rêver la mienne environ 6 semaines par an, elles viennent de se terminer. Revenez l'année prochaine si vous êtes libres...

J'aimerai être un peu motivée, mais je suis de celles qui retombent trop vite. L'excitation arrive parfois à m'animer quelques jours, voire quelques semaines et puis tout retombe. Je suis peut être comme la mère et le frère d'Abby Lockhart, il faudrait que je demande à un médecin de m'examiner et alors je prendrais ad vitam eternam des pillules pour ne plus perdre le cap.

 

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Je me demande comment font les gens pour être toujours aussi bien ordonnés, toujours aussi à l'heure, toujours aussi prévisibles et routiniers. Comment ça se passe quand ils pêtent un cable et décident que leur petite vie bien réglée est d'un ennui mortel parce que leur dernier centre d'intêret est de trouver un papier-peint assorti aux coussins du canapé ?

Je ne sais pas si c'est de la jalousie, de l'envie ou de la curiosité. J'ai plutôt le sentiment que ma vie serait plus facile si j'étais différente. Si j'osais dire aux gens ce que je ressens et si j'étais moins "puff"...

Mon horizon est un peu flou, je ne fais rien en temps et en heure, je végète, je me laisse aller. C'est pénible quand même de ne pas être parfait...

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Jeudi 3 juin 4 03 /06 /Juin 12:07

"La vérité pure de ce fait ne frappa Annie qu'une fois sur place : excepté les graffitis sur les murs, dont certains faisaient allusion à l'importance de ces toilettes dans l'histoire de la musique, l'endroit été froid et humide, chichement éclairé, malodorant et parfaitement banal. Les Américains avaient le don pour tirer le meilleur parti de leur héritage, mais là, il n'y avait pas grand chose à en tirer"

Incipit de Juliet, Naked. Nick Hornby, traduction de Christine Barbaste


http://ecx.images-amazon.com/images/I/41So%2BeNFSfL._SS500_.jpg

 

J'aime bien Nick Hornby. Et comme 2010 c'est mon année, Super Gazol a eu la présence d'esprit de m'envoyer Juliet, Naked son dernier roman.

 

Juliet Naked, donc c'est l'histoire d'Annie et de Duncan, un couple qui flirte avec la quarantaine. Aucun des deux ne se rappelle s'être aimé un jour, mais ils s'entendaient bien et quinze années se sont écoulées comme ça dans la petite station balnéaire du nord de l’Angleterre où ils habitent.

 

Dans la vie, Duncan a une passion : Tucker Crow, un obscur chanteur de folk oublié qui n'a pas fait parler de lui depuis vingt-ans et qui, miraculeusement, sort un nouvel album « Juliet, Naked ». En fait de nouveauté, il s'agit plutôt des maquettes d'un de ses plus célèbres vinyle : « Juliet ». Casus Belli, Duncan l'adore, Duncan l'idolatre, Duncan décide que c'est le meilleur album du monde et que tous les autres chanteurs devraient aller se cacher. Annie, elle, préfère l'original.

 

Une chose en amenant une autre, elle s'aperçoit qu'elle a gaché les plus belles années de sa vie avec un type pas méchant, mais qui ne l'a jamais fait vibré et qui ne lui a jamais fait d'enfant. Ce dont elle avait un peu envie, elle...

 

Une chose en amenant encore une autre, ils se séparent et Annie se demande ce qu’elle va pouvoir faire de sa vie avant qu’il ne soit vraiment trop tard et qu’elle soit une vieille dame seule qui dirige le plus miteux musée du monde. ( Il faut être aller en Angleterre et avoir visité les musées locaux qui fleurissent dans toutes les villes de plus de 15 milles habitants pour voir de quoi je parle).

 

J’aime bien Nick Hornby ( Oui je sais je l’ai dit plus haut)(mais ça ne coute rien de le répéter). C’est un des rares auteurs que je connaisse qui arrive à rendre crédible des situations un peu hors du commun. Mais surtout, il sait vraiment parler de notre époque. C’est une pop star de l’écriture, c’est un écrivaint Pop. ( Mais pas comme les écrivains populaires sirupeux français dont on taira le nom ici par respect pour les arbres qu’on assassine chaque jour)

 

Outre l’histoire d’Annie, qui est bien traitée mais qui ne m’a pas vraiment charmée plus que ça sur la longueur, allez savoir pourquoi, il y a dans ce livre une réflexion sur le métier de fan plutôt génialissime. Duncan qui traverse l’atlantique pour visiter les toilettes d’un club du Minnesota où on a vu son idole pour la dernière fois me fait penser à moi. Moi et mon forum, moi et mon année d’étude à 15 minutes en train du Derbyshire. Tout ça pour y être allée 2 fois en fait, parce que Derby décroche officiellement la palme des villes les plus moches d’Angleterre, et en plus y a même pas la mer… ( Mais le reste est verdoyant et moi aussi je me verrais bien châtelaine de Pemperley)

 

Je ne vous raconte pas trop le reste, les détails, les petites phrases que j'ai eu envie de souligner ni le sentiment d'inachevé que j'ai eu par moment. On en reparlera si vous lisez ce livre parce que j'ai la chance de pouvoir vous en faire gagner un exemplaire.

 

Comment gagner un exemplaire ? Eh bien en laissant un commentaire ici et en répondant à cette question : 

Quel illustre acteur, ami proche de Nick Hornby et qui a été fort déçu de se voir voler le rôle principal d'About a boy par Hugh Grant sous prétexte qu'il était à l'époque plus bankable aux States, a joué dans la première adaptation cinématographique d'un roman de Nick Hornby ?

Cet acteur a d'ailleurs aussi acheté les droits de How to be good et il serait grand temps qu'il en fasse quelque chose...


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Mercredi 2 juin 3 02 /06 /Juin 14:45

Ces derniers temps j'ai fait pas mal de trucs de modasse à Lyon avec d'autres blogueuses. Et parler de chiffon ça m'a donné envie d'en parler un peu ici, surtout à la suite de cet article d'Emily G et à celui ci de Marie.

D'abord il y a Diane Keaton. Déesse parmi les déesse, je sais toujours que regarder une comédie familiale américaine me ravira au plus haut point. Oui Le Père de la Mariée 2 est un peu mon film culte à moi. Et en VF s'il vous plait, pour enfoncer le bouchon encore un peu plus loin. Je crois que j'ai tellement ri en regardant ce film ( en boucle) que j'ai du provoqué plusieurs tremblements de terre. Je m'excuse au près des enfants d'Haïti, c'est de ma faute si vous êtes venus en France plus vite que prévu...

Celà dit, elle a un style beaucoup plus interessant dans Annie Hall, et dans la vie aussi. Elle s'habille toujours en costume d'homme aujourd'hui ( parfois un peu trop satiné à mon goût)

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keaton Un peu Victor Victoria ce tailleur, non ?

 

Il y a aussi le look de Little Eddie, une cousine totalement barrée de Jackie Kennedy, imortalisée par le reportage Grey Garden. Ma prochaine mission sera d'ailleurs d'en voir le remake HBO avec Drew la parfaite et Jessica Lange.

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Je ne sais pas tellement ce qui me plait dans les tenues de Little Eddie, je ne pense pas vraiment sortir de chez moi en culotte et les cheveux cachés par un foulard quand je me regarde dans la glace tous les matins. Je crois que j'aime assez le mix entre une espèce d'élégance américaine un peu passée et le tappe à l'oeil italien des années 70.  Vous notterez que je fais très bien la blogueuse mode quand je parle chiffon : Little Eddie avait le don pour destresser ses pièces les plus casual sans pour autant tomber dans le homewere de Gabrielle Solis. ( Sic)

 

Pour rester dans les Hamptons et chez les Bouvier, je suis obligée de dire tout le bien que je pense de Jackie Kennedy. Oui je pense beaucoup de bien de Jackie Kennedy, c'est mon côté Gala qui ressors. Je suis un peu une fille qui ne se remet toujours pas de la mort de ce brave John John et qui déteste feu sa perfide femme, qui était méchante et le trompait avec un mannequin caleçon de chez Calvin Klein. Une sale cocaïnomane sans qui mon John John serait sans doute président aujourd'hui, au lieu d'être mort.

Sauf que tout le monde sait parfaitement à quoi ressemblait Jackie Kennedy, donc je vais vous mettre des photos de Lee Radziwill ( putain de nom parfait), sa soeur, qui a épousé un Prince. Rien que ça. Et après je vais aller rêver que j'ai une maison en bois blanc à Martha's Vignard ou même à Nanthucket, que mon mari a une machoire carrée et qu'il porte des vieux polos Ralph Lauren. ( Oui la côte Est américaine dans ma tête c'est une pub pour Ralph Lauren)

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Lee Radziwill n'a pas fait grand chose dans sa vie, à part épouser un type très riche dont elle a divorcé et tenté une carrière d'actrice à la télé anglaise. Elle est encore très riche aujourd'hui, preuve qu'elle a du épouser un autre type très riche, parce que les Bouvier n'avaient plus un radis. Elle a aussi vaguement du entretenir plusieurs liaisons avec  des chanteurs de rock des années 60, dont Mick Jaegger. Elle a des carlins et c'est une vieille dame très élégante aujourd'hui. J'envisage de louer un petit pied à terre sur Park Avenue et de devenir sa meilleure amie.

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Mardi 1 juin 2 01 /06 /Juin 21:17

Il y a quelques mois, légèrement oppréssée par la tendance du "gros bisous ma belle" qui fleurissait dans les commentaires j'ai un peu exprimé mon dégout de la chose et j'ai demandé à ce que les commentateurs de ce blog s'en abstiennent.

Oui, dire "gros bisous ma belle" à une parfaite inconnue sous prétexte qu'elle a un blog ça me laisse encore assez interrogative. Déjà l'expression " Ma belle" me glace le sang 9 fois sur 10. Cependant petit à petit, quand je connais les gens pour ne pas les mordre, j'accepte qu'on me donne du "ma belle". Parce que quand même, je suis un peu gentille, même si c'est bien caché.

Ma copine super journaliste me donne du ma belle, et ça passe. Mais moi, je n'en donne pas. Je ne donne pas non plus du "ma", je ne donne que du "mon roux" ou "mon prince de Haute Savoie" à mon copain roux savoyard, je l'appelle même Darcy parfois, et moi je suis sa Lizzie, sa Reine, sa Déesse féérique. Comme quoi vous voyez, je suis ouverte à plusieurs possibilité.

Je n'aime pas qu'on me dise "ma belle", qu'on m'appelle " Ma Camillette" si on ne me connait pas, et donc pour les gens que je connais il y a des dérogations, même si je préfère qu'on m'appelle juste par mon prénom. Prénom moultement porté mais qui a l'infime honneur de me plaire.

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Venons en maintenant aux bisous. Source d'infinie souffrance sur les blogs ( et je ne parle pas des Bidoux, là j'ai envie de vomir pour de vrai, ce mot est juste atroce...), je suis pourtant une donneuse de bisous compulsive. De vive voix. Sur les quais de métro aussi, j'envoie fréquemment de fougueux bisous avec les mains. Et quand j'écris un mail  à quelqun que j'apprécie IRL ou IVL , et que je mets fin à une conversation facebook ( msn et moi c'est la fin) je signe d'un bisous, voire même d'un gros bisous. Parce que là, ça a du sens pour moi.

Non sans blague, un article où on parle de bijoux et de week-end à Pimpol avec photos de crêpes et de bolée de cidre, le tout commenté par 732 bisous, c'est désespérant avec un D en taille 72. ( Ca veut dire un grand D en fait)(Ou un D majuscule).

 

Je repense à ça parce que ce week-end j'étais conviée au mariage de Zou ( qui a une dérogation). Je repense à ça parce que Mlle Eli a sorti un dynamique et puissant " Aaaah mais t'as dit bisous" je ne sais plus trop quand pendant ce week-end. Je repense à ça parce qu'il y a quelques semaines, il y a eu un facheux incident sur le forum de Jane Austen que je fréquentais assiduement il y a encore quelques mois...

Je repense à ça, parce que comme je l'avais dit il n'y a pas longtemps, j'ai horreur que les gens aient de moi une image fixe, car cette image sera sans doute fausse, à moins de me connaître depuis longtemps et de savoir presque sur le bout des doigts mes forces et mes faiblesses.

 

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Je repense à ça au lieu de finir une lettre de motivation pour aller travailler à Abou-Dabi et m'occuper du projet de Grand Musée qu'il y a là bas...

Ma tête aussi procrastine en ce moment, c'est un peu fatigant...

Parfois je me dis que ce serait quand même super chouette d'être élève à Poudlard et de demander à Madame Pomfrey une potion pour ne penser qu'aux choses qui doivent être accomplies et ne pas avoir l'esprit embrumé par des soucis imaginaires...

Et ça va de soi, dans ces moments là à part écouter Véronique Sanson en boucle, il n'y a pas grand chose à faire.

 

( Si quelqun ici essaye d'insinuer que Pour me Comprendre n'a pas été composée expressement à mon intention, il y aura des représailles)(très violentes)

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Ah oui et maintenant que mes 25 ans ont apportés avec eux un sympathique réflex, il serait temps que j'apprenne à cadrer, non ?

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