Avec ou sans moi

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Sans moi : L'ouverture du Starbucks aujourd'hui, trop de monde, vraiment... la queue sur le trottoir pour un chocolat chaud, peut mieux faire. J'irai demain.

Sans moi le cour d'éco ce matin parce que j'étais ailleurs, devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon, où deux de mes camarades étaient retenus injustement par les forces de l'ordres et passaient sevant le procureur pour des faits qu'ils n'avaient pas commis. Je ne les soutients pas dans leur mouvement pour l'abrogation de la loi LRU, mais ils n'ont pas commis les actes pour les quels on les accuse. Ai appris que les fichages adn étaient obligatoires en cas d'arrestation et que leur refus était passible de 15 000 euros d'amendes et d'un an d'emprisonnement. Suis fière de vivre en démocratie...

Avec moi, une manif hier devant le commissariat, où ils étaient déjà, avec 11 autres étudiants. AI pris en photo des fonctionnaires de police qui ne travaillaient pas mais nous observait depuis les fenêtres. Vais les dénoncer à Sarko, ces fainéants payés à rien foutre.

Avec moi, l'amphi où j'ai parlé et fait rire la petite soixantaine d'étudiants présents aux débats hier, en disant qu'il était bien dommage que les UMPistes ne soient pas venu à cette journée d'ouverture où des étudiants, de tous bords étaient sensé venir se renseigner sur la loi. Résultat proche du néant. Note pour plus tard, la politique est encore tabou à Science-Po.

Je m'engage toute seule, je sors de mon petit cocon d'étudiants propres sur eux. Je mets la main à la pâte.

Aprés midi agréable, à l'hôpital avec de vieilles copines du lycée et Alain, notre prof de théatre de l'époque, et son cancer de l'estomac, sa troisième rechute. Le voir sourire, parler de tout et de rien avec lui comme au bon vieux temps, en écoutant sa voix de sage, son interprétation de l'esquive. Lui faire oublier l'espace de quelques heures qu'il est malade, qu'il est dans une chambre d'hôpital et qu'il n'a pas marché depuis 3 mois. Je l'ai trouvé bien, curieusement, il n'a plus ses cheveux longs, mais sa voix et sa gentillesse sont la même.
Et sur le quai du métro, revoir cette extraordinaire prof de philo, échanger nos numéros, nous serrer dans les bras car nous étions amies. Papoter en attendant son bus, et se promettre d'aller au resto bientôt, tout en sachant que celà se faira.

Le lycée n'est pas si loin derrière nous, tant qu'il y a des gens pour nous le faire regretter.

Publié dans ma vie de it girl

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Shopgirl 01/12/2007 00:16


Un starbucks en ville ? Il faut que je descende voir ça dès que je serais en forme :).



Tu as raison de t'engager et de soutenir ton ancien prof, je suis sure qu'il a été heureux de votre visite.

Pff, elle est quand même super émouvante, cette fin de note :'( !

sorcière Camomille 01/12/2007 00:16


Bel article... Je souscris complètement. Les fichiers ADN c'est aberrant. Je ne savais pas qu'on était obligé. c'est dingue. Moi aussi j'ai eu des profs géniaux avec qui j'ai gardé contact. C'est tellement formidable parfois ces relations... (et parfois ça devient atroce cf une certaine relation). bises bon week end

Lya 01/12/2007 00:16


Très sympa ceta article.

Hmmm, ne pas pouvoir parler de politique à Science-Po, n'est ce pas contradictoire? En tout les cas, contradictoire ou pas, cela parait bien bizare.

C'est sympa que tu aies pu garder contact avec tes anciens profs. Je suis sure que cela doit lui faire chaud au coeur à ton prof de theatre de savoir que tu es là pour lui.



Ta dernière prase me fait particulièrement reflechir... Je n'ai vraimment rien qui me fasse regretter le lycée. Non, pas que j'ai detestée cette periode mais disons que j'en garde pas de souvenirs mémorables. Tu as bien de la chance de'avoir croisé sur ta route des gens qui on su accompagner par leur gentillesse ainsi que leur connaissance ton parcours scolaire.



J'espère qu'à Science-Po, tu as des profs tout aussi sympas.

babs, fille formidable toujours cotoyée 30/11/2007 00:16


@ Céline : je crois voir de qui tu parles ^^



C'est fou ce que les profs de théâtre se ressemblent : la description de ton tien correspond presque trait pour trait à mon mien que j'adore et cotoie toujours (la maladie en moins); tous des beatniks ! ;o)

Céline 30/11/2007 00:16


Ta note est magnifique...

Je n'ai pas de grands souvenirs de mes profs de lycée (à part, peut-être, mon prof d'audio de terminale : faudra que je lui consacre une note, un de ces quatre), mais j'y ai rencontré des gens formidables, que je suis ravie de coytoyer encore aujourd'hui...

Bisous ma Camillette !