Likely lads

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Ca commence par 4 garçons qui courent dans un couloir d'hôpital parce qu'une fille qu'ils ont connue au lycée est sur le point d'accoucher. On pourrait légitimement penser qu'un d'eux et le père, qu'on saura lequel à la fin du film, et que peut-être eux même ignorent qui est le père en question. Mais en fait, non, le père n'est pas là, on le découvre vite. Il vient de mourir, d'une overdose. La drogue c'est mal, ça tue des gens bien, dont lui.

C'est un de mes films préférés et je ne l'ai vu qu'une fois et demi. Alors demain à 21 heure, je serais devant Arte, comme souvent en fait...

Le père, c'est Romain Duris, dans son premier film, avec déjà Cédric Klapish. Le premier film de Klapish s'appelle Riens du Tout, il n'est pas si mal, mais encore un peu brouillon. C'est un film choral, dans un grand magasin Parisien, et moi j'y vois des écho au Bonheur des Dames de Zola. Fabrice Luchini me fait penser à Octave Mourret lorsqu'il regarde son grand magasin, sauf qu'il est chargé de le sauver du gouffre, alors que Mourret enchaîne les succès.

C'est un film sur la nostalgie, sur l'amitié sur what became of the likely lads, sur le fait de tomber amoureux d'une belle hippie et de prendre du LSD. C'est un film sur Tomasi, qui ne descend pas du panier de basket, puisqu'il descend du singe...

C'est un film sur le fait que parfois, tu as des amis à 17 ans et puis tu les perds de vue, pas volontairement, mais parce que la vie fait bien ce qu'elle veut, et qu'on rencontre d'autres gens sans qu'on s'en aperçoive.

Alors eux, ils sont là, dans la salle d'attente de la maternité, ils sont plus vieux, les années 80 ont remplacés les années 70, ils sont presque sérieux, drôles malgré eux, et leurs rêves se sont évanouis dans le cadre qui protège certainement, dans leur ancienne chambre chez leurs parents, le diplôme du bac qu'ils ont fini par décrocher.

Romain Duris est sans doute un des acteurs français les plus doués du moment, et si j'osais je dirais le meilleur de sa génération. Je n'ai jamais compris pourquoi il n'avait pas eu le césar pour de Battre mon coeur s'est arrété, car il tenait le film sur ses épaules. Il est déjà au centre de ce film, et il l'illumine littéralement, par sa jeunesse et son énergie. ( j'adore écrire des phrases comme ça, ça fait très je me prends au sérieux, je ne suis vraiment pas fortiche pour l'über style littéraire...)

Ca, c'est la bande annonce, et Sorcière Camo doit la regarder, c'est une très bonne bande-annonce! 

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camille la it girl 15/08/2008 00:15


hé Youhou ... non ca fait plaisir, j'aime bien ton blog! Oui c'est vrai qu'il y a pas mal de gens qui se sont fait un nom depuis. Vincent Elbaz etait vraiment bien, je le trouve sous exploité au cinéma, c'est dommage. Dans ce film, je le trouve mieux que Duris

Marie laure 15/08/2008 00:15


J'ai découvert et vu ce film cette semaine en zapant sur arte, et du coup je suis resté dessus! j'ai bien aimé! :)



Punaise le nombre d'acteurs connus ds ce film! Elodie B. était trop mignonne dedans!

Lyly June 14/08/2008 00:15


Le problème c'est que les cousines voulaient ABSOLUMENT que je leur lise une histoire (en fait elles arrivaient à négocier 3 histoires, je n'ai aucune autorité dès qu'on me fait un compliment) et du coup, je suis redescendue, c'était la fin et je me suis dit merdouille, Pomme d'Api et la dizaine de bisous avant de dormir m'ont fait louper Klapisch. Les enfants t'empêchent complètement de regarder la télé, je l'ai pas regardé pendant une semaine, je m'en suis même pas rendue compte.

Coralie Marie 11/08/2008 00:15


Je ne suis pas très branchée Péril Jeune, mais les autres Klapish, j'adore. Celui du grand magasin est hyper intéressant, et pour moi L'auberge espagnole reste LE film de ma génération !

Clotilde 11/08/2008 00:15


Chez toi c'est beauuuuuuuuuu!