Le grand soir

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Peut être que c'est aujourd'hui, je sais pas. Et vous vous savez quelque chose ?

Mon article sur Zemmour est sur Ladies Room, sauf que je l'ai mal edulcoré. j'avais effacé des mots vulgaires parce que le forum de ELLE n'en voulait pas, et là chez LadiesRoom ils sont plus cool, sauf que mon article est moche maintenant je trouve. 

William Lemergie est revenu, mais Cecilia semble vouloir partir.

Des hauts, des bas... il y en a partout, mais des drames, il y en a surtout, ici à Nottingham

Et sinon, hier aprem en allant en cours j'ai encore eu envie de pleurer.

A l'angle du Printemps il y a une jeune femme voilée de noir des pieds à la tête qui fait la manche, accroupie, la tête baissée pour ne pas croiser le regard des passants. Elle est là depuis quelques semaines et me désarme quotidiennement quand je vais ou quand je reviens de cours. J'aimerai aller m'assoir à côté d'elle, lui demander pourquoi ? Mais je suis aussi lache que les autres passants, je passe devant elle sans rien faire et surtout pas lui donner d'argent à elle, qui doit sans doute être au mains d'un groupusucule integriste mafieux, comme nous les décrivent les journeaux.  Je voudrai lui dire : " si t'enlève ta connerie de tchador, j'te file 100 euros" et je le fais pas. Je ne sais tout simplement pas quoi lui dire. Quand je donne de l'argent, les autres me disent merci, bonne journée. Et elle que me dirait-elle ? Un merci dans un murmure. Leverai-t'elle les yeux pour voir le visage de cette impie qui ne croit pas à mahomet et qui expose sa chevelure à l'ensemble de la population masculine ?

Mais hier elle n'était pas seule. Non elle ne faisait pas la manche avec une copine. Elle n'était pas venue escortée d'un barbu en pantoufle. Elle avait ramené sa fille. Une petite gamine de 2 ou 3 ans qui jouait devant elle. Avec un voile sur la tête. En Angleterre j'en avais croisée une d'à peine 10 ans en allant à la fac. Je pourrai dire l'endroit précis où je suis passée à côté d'elle qui rentrait de l'école avec ses amies. Et déjà... Mais là, à 3 ans ? de quel grave prédateur faut-il la protéger ? Je me suis arrétée quelques pas plus loin en les regardant toutes les deux. Et je suis repartie, sans pouvoir les oublier cette fois.

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Sonia, MISS BLOG 2007 21/10/2007 00:27


C'est horrible et touchant ce que tu racontes là...

Hier dans la rue aussi j'ai vu une fille en tchador noir de la tête aux pieds,elle ne devait pas avoir plus de 18 ans. Je me suis aussi demandé comment elle avait bien pu se retrouver dans cette situation. Quelle était sa vie avant etc...

Et puis, avec hyporisie et lacheté, je suis passée devant elle sans la regarder. Mais je ne l'oublie pas...

camille effusion of fancy 19/10/2007 00:26


Oui c'est un long voile que porte la femme. c'est une bourka alors ? la petite gamine, c'est pas un simple foulard, c'est un tchador qui est a moitié aussi grand qu'elle. Elle en avait un ce matin. Parfois je comprends qu'on puisse porter un voile, et puis après plus du tout. c'est un instrument de coercition. C'est comme quand une fois un connard ultra catho, a sorti dans une réunion à mon lycée, que les filles en mini jupes, faut pas s'étonner qu'elles se fassent violer, vu qu'elles aguichent les mecs avec leurs jambes. le voile y a quand même trop l'aspect " cache ces cheveux qui te rendent désirables...

lya 19/10/2007 00:26


Coucou Camille, merci pour ta réponse. Je comprends mieux maintenant quand tu parles de ton malaise face à cette petite fille voilée. On en vien à se demander les vrais motivations des parents pour lui mettre le voile... Ils lui imposent cela et sans doute que plus tard cela paraitra normal à cette petite fille qui aura grandi de metrre le voile.

Tu sais mon opinion sur le voile est plutot complexe. J'arrive à comprendre l'aspect religieux mais en partant du principe que porter le voile est un choix personnel et non poussé par une quelquonque tradition ou par pression sociale.

J'ai l impression que ce que tu appelles tchatdor est la longue cape noire qui couvre tout le corps de la femme en ne laissant apparaitre que les yeux. Je ne crois pas que cela s'appelle un tchador à moins que cela soit l'une des versions du tchador. Pour moi le tchador est ce que les femmes portent en Iran pour couvrir tout leur cheveux. C'est une sorte de voile.

voilà, voilà

camille effusion of fancy 18/10/2007 00:26


Lya, je peux comprendre que ça te choque, et je ne ressens pas du tout d'agressivité dans ton message ne t'en fais pas! J'habite à Lyon, qui est donc une grande ville et j'ai l'habitude d'y voir des sdf, hommes et femmes. La mendicité est un problème en effet et le tchador aussi. A mes yeux. Des que j'en vois dans la rue, des fantômes noir, j'ai envie de leur dire de l'enlever là maintenant tout de suite. Je me suis fait au voile, même si je n'en comprends toujours pas la necessité. Mais le tchador, c'est une privation de liberté affreuse, ce n'est même pas de la religion, c'est de l'intégrisme. c'est de la connerie et je tiens le même discours pour tous les extremismes religieux. je voulais surtout parler du malaise que j'ai eu en voyant cette petite gamine de 3 ans voilée. j'aurrai du être plus claire.

lya 18/10/2007 00:26


J'ai découvert ton blog, il y a pas très longtemps grace à ton intervention sur ladiesRoom que j'ai trouvé très pertinent.



Ton article d'aujourd'hui m'a interpellée et me rend perplexe.

Oui, c'est triste de voir une personne demander de l'argent dans la rue. Cela me rend vraimment triste.

J'aimerais tant pouvoir les aider tout comme toi. Pas forcement en donnant de l'argent mais en essayant de comprendre et de trouver un moyen pour que ces personnes s'en sortent (j'avoue en me relisant que cela parait bien utopique).

Cependant, il y a un truc qui me choque dans ton artcile (c'est juste mon avis et c'est pas du tout agressif). Tu dis que tu as envie de lui dire: " si t'enlève ta connerie de tchador, j'te file 100 euros". Est ce son tchador qui est vraimment problematique là? N'y at-il pas un problème plus profond?

Ce qui me perturbe quand je vois des femmes quemander c'est leur situation précaire. Je me demande surtout ce qu'elles font quand elles ne sont pas là.