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Mercredi 14 janvier 3 14 /01 /Jan 22:06
Catherine Sloper n'a pas de chance. Sa mère est morte peu de temps après sa naissance et son père ne s'en est jamais remis. C'est sa tante, une vieille fille fantasque dans le mauvais sens du terme qui a pris en charge son éducation.

Catherine est aussi gentille qu'elle est vilaine, et chérit son père plus que tout au monde. Elle est aussi très riche, car son père l'est et qu'à sa mort, elle héritera.

Douce, un peu niaise, pas très jolie et riche : voilà ce qui la caractérise. Autant dire que c'est la proie idéale pour les coureurs de dot qui peuplent New York dans la deuxième partie du XIXème siècle.

C'est dans le Square qui donne son nom au quartier que le séduisant mais sans le sous Maurice Townsend lui fait la cour. Un soir, il est invité à diner dans la belle demeure que le père de Catherine avait acheté pour installer sa femme dans le quartier à la mode. Il croit tenir là sa victoire, la tante complice des " amoureux" applaudit , et Catherine est ivre de bonheur. Mais dans le fumoir, son médecin de père s'interpose.

Sa fille unique, une jeune héritière des quartiers huppés, n'épousera pas un tel individu qui n'en a qu'après son argent! Car c'est là en effet, tout ce qui interesse Maurice selon lui. Il est trop beau pour être honnête.

Catherine Sloper n'a pas de chance. Sa mère est morte peu de temps après sa naissance et son père est un homme cruel. en croyant agir pour son bien, il lui montre ses véritables sentiments. Il ne l'aime pas comme il devrait car elle est tout le contraire de sa mère. Pire encore, en refusant qu'elle épouse Townsend, il fait comprendre à sa fille qu'on ne peut l'aimer que pour son argent.

Alors Catherine grandit. Toujours aimable, certes, mais plus consciente de la bassesse du monde qui l'entourre

Je ne vous dirais pas si Catherine épouse Townsend ni s'il est aussi vil que le croit son père. C'est en fait au lecteur de se forger son propre point de vue. Je suis moi même partagée.

Je vais simplement citer un passage qui m'a particulièrement marqué. Je ne sais plus s'il est dans le livre, mais il est dans le film. Quelques temps après le refus du Docteur Sloper de donner la main de sa fille à Townsend, il la menace de la déshériter si elle s'obstine à l'épouser. Les deux jeunes gens ne sont plus d'accord sur le plan d'action à mener. S'en suit alors une scène d'une cruelle vérité où Henry James, par la bouche de son héros, déclare à son héroïne qu'elle est aimée pour son argent au même titre que lui, est aimé pour la beauté de ses traits et sa belle allure. Je crois que c'est surtout ça qui fait que je ne peux pas mal juger Townsend. Je ne suis pas aussi cruelle que le Docteur Sloper

Publié dans : Le livre DOP - Communauté : Blabla de fille - I'm not there but my shoes are, please leave a message... - there are 9 other notable quotes
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