Mardi 3 novembre
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Hier je suis allée voir Le Ruban blanc.
Je crois que je vais arrêter de lire des bouquins de Rosamund Pilcher ( de toutes façons, j'ai lu celui que j'avais, et je ne pense pas continuer tout de suite dans l'immédiat) parce que je me suis
vraiment demandée si j'avais compris ou pas. Mais en fait, c'est normal de ne pas tout comprendre ou d'être légérement dérouté à la fin de ce film.
Donc Ouf, mon cerveau est toujours irrigué.
Le rubanc blanc, c'est un film qui pourrait donner l'illusion au français de souche lambda d'être un nouvel épisode de La Petite Maison dans la Prairie.
Mais en fait, non, pas du tout.
Laura Ingalls et Marie l'aveugle, jamais elles auraient survécu dans ce bled autrichien. En plus, elles parlaient même pas allemand. Hence the handicap!
Les enfants dans ce film, ils ont l'air tout mignon, mais en fait, ils sont un peu méchant. Mais on les voit jamais être méchant.
On le sait.
Lui là, moi je l'adopterais volontier parce que c'est mignon les petits enfants qui parlent allemand avec des petites voix. ( Oui, c'est bon, chacun sa mignonité : y en a qui trouvent mignon le
petit Kevin habillé en survet adidas, moi je trouve mignon les petits allemands qui disent " Wo bist du ?" avec leurs petites voix)
Mais en fait, IRL, il est pourri comme les autres et il va devenir un sehr sehr méchant nazi.
Bah voilà, c'est ça que j'ai pas aimé dans ce film. C'est trop facile. Les nazis ils étaient tous méchants depuis l'enfance, leurs parents ils les ont mal éduqués alors paf, ils sont devenus nazis.
Mouai bof, la portée psychologique du propos a du mal à me convaincre. Il y a plein de raisons diverses et variées qui expliquent le succès du nazisme, et en isoler une pour en faire un code
génétique du futur sympathisant Hitlerien, ça ne me touche pas plus que ça.
Mais sinon, c'est un film avec Ulrich Tukur, et moi j'aime bien Ulrich Tukur. C'est un peu le Konchalovski des acteurs. Je vous expliquerai un jour à quel point c'est vachement plus fun de
connaître The Inner Circle que de lire Nietzsche dans le métro. Et en plus, je suis très sérieuse là.
Pour voir du film bien affreux sur le pourquoi des nazis, il y a Les Damnés de Visconti. A côté, les villageois autrichiens, c'est des joueurs de babyfoot.