Travailler plus pour gagner plus
Voilà une jolie chanson de Bernard Lavillier.
Cette chanson m'a fait redécouvrir ce chanteur loubard. Il l'a écrite pour rendre hommage à son père, ouvrier metallurgiste dans la région de St Etienne. Aujourd'hui, l'industrie régionale a sans doute disparu quelque part le long de la muraille de Chine. Eh oui, les patrons n'ont plus le goût d'autre fois. S'enrichir sans contrainte est possible à l'autre bout du monde. Alors la France, ils l'aiment ou ils la quittent.
Je ne sais plus quoi penser, j'ai de plus en plus de mal à croire que l'ultra libéralisme est devenu la réponse à tous nos problèmes. Il y avait en France, des choses en quoi je croyais, des notions de solidarité, de fraternité, d'égalité. L'école était ouverte à tous, libre, laïque, gratuite. Les professeurs y étaient passionés. Passion d'une matière et passion des élèves. Que va devenir tout cela ?
J'aime la France pour ses valeurs, pour sa laïcité même si je me reconnais dans certains aspects de la parole catholique. J'aime croire que nous sommes le Pays des droits de l'homme. Mais voilà qu'on songe à emprisonner les prisonniers plus longtemps de peur qu'ils ne récidivent. J'entends que des quotas immondes dictent le nombre de famille à expulser, de vies à briser, de coeurs à éclater. Voilà qu'on légalise l'idée que l'autre, cet alien si différent de nous est forcément menteur et qu'avec un bout de salive on pourra le prouver.
Comment peut on croire que dans une politique d'immigration menée de main de maître par un disciple de Charles Pasqua, on cherche idéalement à faciliter le regroupement familial ? Comment peut on croire qu'un gouvernement dont le membre le plus illustre n'a jamais rien fait pour que la loi des 20% de logement sociaux soit appliquée va vraiment aider ceux qui en ont le plus besoin ?
Consommons mes amis, puisqu'il faut le faire. Ne pas trop réfléchir surtout, les romans donnent mal à la tête. Ce n'est même pas rentable. Il faut vendre à tout prix, et acheter. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Jacques Attali. 300 bonnes idées pour relancer la concurence. Retourner dans la junge, s'y perdre en toute franchise. N'ayons plus peur des maux, la précarité fait partie de la condition humaine. Merci Laurence Parisot. Plus de belles maximes Voltairiennes, tout celà est dépassé.
La France, ils l'aiment alors pourquoi veulent-ils tant la changer ?
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