Le grand Méchant Loup
cet article a été écrit par LylyJune. Elle m'a donné l'autorisation de le publier sur mon blog. j'ai longtemps cherché comment le présenter mais je ne trouve rien de sensas. Sauf qu'il vous plaira j'en suis certaine.
Lorsque j'ai démarré mon blog j'étais pleines de principes. Je voulais rester dans l'anonymat le plus total pour ne prendre aucun risque. Et puis ces belles idées se sont effritées, j'ai mis quelques photos de moi. Je me suis livrée un peu plus, encouragée par les commentaires. Les mois passant je me suis trouvée des points communs avec d'autres blogueurs et blogueuses. J'avais mes premiers amis vrituels. Echange d'adresse msn, discussions, papotages, c'était le pays des Bisounours. Je me félicitais de passer à travers les querelles de la blogofille, les trolls m'évitaient soigneusement. Tout allait bien. Mais voilà, un blog c'est du vent. C'est une petite partie de la personnalité de son auteur. Et finalement on ne sait rien de celui ou celle qui se cache derrière son pseudo. Malgré les photos, les mails et les rencontres on reste des inconnus. On peut voir régulièrement des campagnes de prévention pour mettre en garde les parents sur les dangers du web. Il faut protéger les enfants. Mais quand on est grand et que les parents n'ont plus leur mot à dire, on fait son malin, on croit tout savoir et pouvoir lire entre les lignes. On veut se rencontrer et prouver à la terre entière qu'internet n'est pas peuplé que de détraqués. Mais il faut toujours écouter sa maman. Elle nous interdisait d'adresser la parole à des inconnus. Un blog c'est du vent. Mais on ne sait pas pourquoi, on s'attache à l'auteur. A travers quelques commentaires plus ou moins spirituels on a l'impression de faire partie de sa vie. On rit, on compatit, on le réconforte même si on ne sait rien. Jusqu'au jour où on n'a plus de nouvelle. Pas de nouvelle, bonne nouvelle, pas sur un blog. Un blog est une drogue. Le lecteur est accro aux notes, l'auteurs est accro aux commentaires. Un arrêt imprévu est mauvais signe. On se fait des films. On imagine le pire mais le pire n'est rien face à la vérité. On croyait tout savoir sous prétexte de connaître son emploi du temps du week end. Il est allé au Super U acheter des pâtes. Comme tout le monde. Il aurait pu être notre ami. Comme tout le monde. Et puis non. Il faut toujours écouter sa maman et admettre qu'une fois de plus elle avait raison. On n'accepte pas qu'un inconnu nous offre des bonbons parce qu'il a l'air gentil.
Je sais que tout ce que je raconte ici est invérifiable. Tout ce que je lis ailleurs est peut être le fruit d'imaginations débordantes. J'ose espérer que non. Je suis peut être naïve de croire que les premiers principes d'un blogueur sont l'honnêteté et la sincérité. Mais c'est ce que j'ai cru et c'est ce que je crois encore malgré tout.
Merci Lyly.
cette histoire reste encore dans ma tête, surtout avec l'article précédent. Mais c'est l'anniv de ma mère aujourd'hui, et je vais être marraine de ma cousine Lili Rose.