Not to pick-up a book
Quelqun de très intelligent, a dit un jour que ce sont nos actions qui font ce que nous sommes. C'est par nos choix, nos activités, bien plus que par les parures ou oripeaux dans lesquels on s'emmitoufle, que l'ont se définit. L'inconscient joue son rôle en nous faisant aimer tel ou tel pièce de boeuf plus qu'une autre. ( Et pour certaines personnes, parfois on aime pas du tout le boeuf, ni la viande, ni le chocolat et là ça craint vraiment)
J'ajouterai cependant, que ce que l'on ne fait pas, fait aussi ce que nous sommes. D'où le Not to pick-up a book
Quand on vient à parler de goûts, dans une conversation qu'elle soit plate comme une crêpe ou animée comme un plat en fusion d'El Buli, tout le monde est d'accord pour dire que tous les goûts sont dans la nature. La nature est belle, grande puissante... Elle nous est tellement supérieure qu'on se plie à ses ordres en achetant des parapluies pour se protéger;
Quand on parle de cinéma, il ne vient à personne à l'esprit ( à part à Quentin Tarantino, Dieu le garde!) de glorifier plus que de raison les séries Z. Je connais personne de plus de 12 ans qui avouera avoir adoré à la folie Asterix aux Jeux Olympiques. Par contre je connais beaucoup de gens qui ne se sont même pas déplacé pour le voir et qui disent pourtant que le film est nul. Je les connais d'autant plus que j'en fais partie. Brulez moi donc sur la Place publique, j'ai critiqué sans connaître et sans chercher à connaître. Honte à moi ? Non, on ne me dira rien, tout le monde est d'accord, le film est nul. Les critiques l'ont dit, les gens qui y sont allé l'ont dit. On en parle encore, un flop est un flop. Et si on parle de cinéma, on va dire sans se cacher ni se faire huer que Thomas Lanzman est ce qui est arrivé de pire à la réalisation cinématographique depuis B.H. L ( Connaissez vous la différence entre le cinéma et B.H.L ? C'est Le jour et la Nuit ...)
On classifie aussi la chanson. Avoir acheté un album de feu les L5 est considéré par tous comme un peu honteux. N'essayez pas de me dire le contraire, il n'y a aucune chance que je vous crois, et vous non plus. Les L5, ou allez pour faire plus actuel... euh... j'écoute tellement plus les radios djeunes que je ne sais même pas ce qui se fait dans le bas du panier musical... Matt Pokora ? Shyme ? Enfin, dans la hierarchisation musicale, les L5 sont en bas et Purcell et Eddie Vebber sont en haut. D'ailleurs, tout ceux qui parlent de guilty pleasure sur leurs blogs en sont conscient. Qu'on ne vienne pas après me dire que "tout se vaut".
You know it's wrong. X.O.X.O
Quand on en vient aux livres, là, c'est tout autre chose. C'est le monde à l'envers dès qu'on dit que Guillaume Musso est à la littérature ce que Cindy Crawford fut au cinéma : une erreur de parcours. Oser dire que Stephenie Meyer écrit mal et là, tout de suite, à nous l'axe du mal.
" Maiiiiis tu criiiittttiiiiiques sans saaaavoooooir! C'est maaaaal". Voilà ce à quoi j'ai eu le droit ce matin. On parlait de cinéma et une copine me dit " Oh mais le film qui a l'air trop bien, c'est l'adaptation de Musso". Là je souris, et avec ma verve naturelle je dis " Ah oui... Moi perso je pense que c'est une merde (Je raye parce qu'en fait je ne lui ai pas dit ça. Il se peut que je le pense, mais je ne lui ai pas dit ça texto). Si je croisais Musso, je ramasserai des pavés pour lui jeter dessus" ( mais j'en garderai aussi pour Marc Lévy et Dan Brown et Romain Sardou). C'est comme ça, si on ose donner son avis par autre chose qu'un " j'aime pas nianiania" et avec un peu d'ironie ou de sarcasme, c'est le bûcher qui nous attend.
Je suis comme ça. Je ne me sens pas snob, mais je n'ouvrirai sans doute jamais un livre de Guillaume Musso à moins d'être payée. J'ai lu deux livres de Lévy, et malgré toute ma volonté de défendre la culture populaire, je n'arrive pas à le considérer comme un écrivain. ( D'ailleurs je trouve qu'en matière de littérature populaire , donc best seller, il y a beaucoup mieux que lui, et heureusement)
Etre écrivain, c'est plus que savoir aligner des mots sur une feuille, inventer des histoires et faire des phrases qui ont un sens. Quand on veut être écrivain, on doit avoir quelque chose de nouveau à apporter. Et pour moi Lévy n'apporte rien d'autre que " On sonna à la porte et elle sut que c'était lui".
Mais quand on le dit, on se fait cataloguer. Je ne remets rien en cause, je ne suis pas Eric Zemmour ( qui devrait vraiment fermer sa gueule d'urgence!!!). Je dis juste ce que je pense en matière de littérature. Le relativisme culturel, ce n'est pas pour moi.
Shopgirl une fois m'a dit dans un commentaire que j'avais peut-être du mal avec la littérature contemporaine. C'est tout le contraire et j'ai tendance à m'énerver contre ceux qui disent ça, parce que pour moi, ils vivent dans le passé. Et comme dit le grand sage Rafiki : " le passé c'est le passé, ça fait mal, mais c'est le passé". Je vénère la littérature contemporraine parce qu'elle apporte quelque chose de nouveau. Quand ma mère critique Nicolas Fargue en disant qu'il n'écrit pas comme il faut ( cad des jolies phrases un peu vide et facile à comprendre ou alors dans le style des grands auteurs du XIXeme et de la première moitié du XXeme siècle) je m'enerve. Heureusement qu'ils n'écrivent plus comme eux. Quel serait l'intérêt de les lire ? Quel serait l'intérêt d'être écrivain dans ces conditions ? Autant revenir aux moines copistes.
C'est mon avis, ma façon de concevoir la littérature. Je pourai dire qu'on est libre ou pas de le partager, mais c'est un peu faux, et j'espère convertir le plus possible de personnes à ma cause. ( Et bonus cake : Ali Badou vient de dire tout ce que je pense en parlant d'un auteur américain qui révolutionne la littérature).
Ce que je dis risque d'en énerver certains, mais peut-être pas tous. Enfin j'espère, un peu de débat serait le bienvenue. ( Léa Papalardinachat, je pense à toi)
Minute Jane Austen is everywhere du jour : en googlant " elle sut que c'était lui" , je suis tombée sur une traduction de 1818 de Persuasion dans wikiquote. Non mais vous vous rendez-compte ? Je vais pourvoir lire une nouvelle traduction de mon roman préféré ? I have le cul bordé de noodles :D
J'ajouterai cependant, que ce que l'on ne fait pas, fait aussi ce que nous sommes. D'où le Not to pick-up a book
Quand on vient à parler de goûts, dans une conversation qu'elle soit plate comme une crêpe ou animée comme un plat en fusion d'El Buli, tout le monde est d'accord pour dire que tous les goûts sont dans la nature. La nature est belle, grande puissante... Elle nous est tellement supérieure qu'on se plie à ses ordres en achetant des parapluies pour se protéger;
Quand on parle de cinéma, il ne vient à personne à l'esprit ( à part à Quentin Tarantino, Dieu le garde!) de glorifier plus que de raison les séries Z. Je connais personne de plus de 12 ans qui avouera avoir adoré à la folie Asterix aux Jeux Olympiques. Par contre je connais beaucoup de gens qui ne se sont même pas déplacé pour le voir et qui disent pourtant que le film est nul. Je les connais d'autant plus que j'en fais partie. Brulez moi donc sur la Place publique, j'ai critiqué sans connaître et sans chercher à connaître. Honte à moi ? Non, on ne me dira rien, tout le monde est d'accord, le film est nul. Les critiques l'ont dit, les gens qui y sont allé l'ont dit. On en parle encore, un flop est un flop. Et si on parle de cinéma, on va dire sans se cacher ni se faire huer que Thomas Lanzman est ce qui est arrivé de pire à la réalisation cinématographique depuis B.H. L ( Connaissez vous la différence entre le cinéma et B.H.L ? C'est Le jour et la Nuit ...)
On classifie aussi la chanson. Avoir acheté un album de feu les L5 est considéré par tous comme un peu honteux. N'essayez pas de me dire le contraire, il n'y a aucune chance que je vous crois, et vous non plus. Les L5, ou allez pour faire plus actuel... euh... j'écoute tellement plus les radios djeunes que je ne sais même pas ce qui se fait dans le bas du panier musical... Matt Pokora ? Shyme ? Enfin, dans la hierarchisation musicale, les L5 sont en bas et Purcell et Eddie Vebber sont en haut. D'ailleurs, tout ceux qui parlent de guilty pleasure sur leurs blogs en sont conscient. Qu'on ne vienne pas après me dire que "tout se vaut".
You know it's wrong. X.O.X.O
Quand on en vient aux livres, là, c'est tout autre chose. C'est le monde à l'envers dès qu'on dit que Guillaume Musso est à la littérature ce que Cindy Crawford fut au cinéma : une erreur de parcours. Oser dire que Stephenie Meyer écrit mal et là, tout de suite, à nous l'axe du mal.
" Maiiiiis tu criiiittttiiiiiques sans saaaavoooooir! C'est maaaaal". Voilà ce à quoi j'ai eu le droit ce matin. On parlait de cinéma et une copine me dit " Oh mais le film qui a l'air trop bien, c'est l'adaptation de Musso". Là je souris, et avec ma verve naturelle je dis " Ah oui... Moi perso je pense que c'est une merde (Je raye parce qu'en fait je ne lui ai pas dit ça. Il se peut que je le pense, mais je ne lui ai pas dit ça texto). Si je croisais Musso, je ramasserai des pavés pour lui jeter dessus" ( mais j'en garderai aussi pour Marc Lévy et Dan Brown et Romain Sardou). C'est comme ça, si on ose donner son avis par autre chose qu'un " j'aime pas nianiania" et avec un peu d'ironie ou de sarcasme, c'est le bûcher qui nous attend.
Je suis comme ça. Je ne me sens pas snob, mais je n'ouvrirai sans doute jamais un livre de Guillaume Musso à moins d'être payée. J'ai lu deux livres de Lévy, et malgré toute ma volonté de défendre la culture populaire, je n'arrive pas à le considérer comme un écrivain. ( D'ailleurs je trouve qu'en matière de littérature populaire , donc best seller, il y a beaucoup mieux que lui, et heureusement)
Etre écrivain, c'est plus que savoir aligner des mots sur une feuille, inventer des histoires et faire des phrases qui ont un sens. Quand on veut être écrivain, on doit avoir quelque chose de nouveau à apporter. Et pour moi Lévy n'apporte rien d'autre que " On sonna à la porte et elle sut que c'était lui".
Mais quand on le dit, on se fait cataloguer. Je ne remets rien en cause, je ne suis pas Eric Zemmour ( qui devrait vraiment fermer sa gueule d'urgence!!!). Je dis juste ce que je pense en matière de littérature. Le relativisme culturel, ce n'est pas pour moi.
Shopgirl une fois m'a dit dans un commentaire que j'avais peut-être du mal avec la littérature contemporaine. C'est tout le contraire et j'ai tendance à m'énerver contre ceux qui disent ça, parce que pour moi, ils vivent dans le passé. Et comme dit le grand sage Rafiki : " le passé c'est le passé, ça fait mal, mais c'est le passé". Je vénère la littérature contemporraine parce qu'elle apporte quelque chose de nouveau. Quand ma mère critique Nicolas Fargue en disant qu'il n'écrit pas comme il faut ( cad des jolies phrases un peu vide et facile à comprendre ou alors dans le style des grands auteurs du XIXeme et de la première moitié du XXeme siècle) je m'enerve. Heureusement qu'ils n'écrivent plus comme eux. Quel serait l'intérêt de les lire ? Quel serait l'intérêt d'être écrivain dans ces conditions ? Autant revenir aux moines copistes.
C'est mon avis, ma façon de concevoir la littérature. Je pourai dire qu'on est libre ou pas de le partager, mais c'est un peu faux, et j'espère convertir le plus possible de personnes à ma cause. ( Et bonus cake : Ali Badou vient de dire tout ce que je pense en parlant d'un auteur américain qui révolutionne la littérature).
Ce que je dis risque d'en énerver certains, mais peut-être pas tous. Enfin j'espère, un peu de débat serait le bienvenue. ( Léa Papalardinachat, je pense à toi)
Minute Jane Austen is everywhere du jour : en googlant " elle sut que c'était lui" , je suis tombée sur une traduction de 1818 de Persuasion dans wikiquote. Non mais vous vous rendez-compte ? Je vais pourvoir lire une nouvelle traduction de mon roman préféré ? I have le cul bordé de noodles :D
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